La surprise me coupa le souffle. C'était du délire ! Ce loup ne pouvait pas avoir écrit ces lignes ! C'était tout simplement impossible ! Je respira un grand coup, plia la feuille, la mit dans la poche de mon pantalon et me rassit par terre. J'observais le magnifique loup qui m'accompagnait depuis si peu de temps mais auquel je m'étais attaché. Des dizaines de questions bouillonnaient dans ma tête, celles qui revenaient le plus souvent étaient malheureusement celles qui semblaient le plus dures à résoudre. Ca me semblait impossible que se soit le loup qui est écrit le mot, mais dans ce cas, qui l'avait écris ? Et surtout, devais-je finalement aller en ville ? Je soupirais et me levais lentement.
- J'ai rien à y perdre... murmurai-je avant de partir.**********************
Quatre heures ! Il m'avait fallu quatre heures pour faire 2km à travers les champs en plus ! J'étais épuisée ! En entrant dans la ville, je me dirigé immédiatement vers la grande surface. Dans le rayon nourriture, une évidence me frappa : le trajet sera éprouvant avec des sacs en plastiques remplis de nourriture pendant 2km ! En grognant je me dirigé donc vers le rayon des sacs et choisissais un sac à dos de randonnée. Ensuite, je pris le plus de nourriture précuite et de fruits possibles. En me dirigeant vers les caisses, je passa près du rayon textile et me souvint que je devais en acheter. Je choisis un jean large déchiré aux genoux, un jean noir simple, un tee-shirt blanc, une chemise noires, deux paires de chaussettes et une paire de tennis. Je me dirigeai ensuite vers les caisses et réglais mes achats. Une fois sortie du magasin, je m'arrêtai, d'où sortait tout l'argent avec lequel j'avais payé ? Bah, j'avais payé c'était déjà bien !
Cette fois il me fallu 6 heures pour faire le chemin ! Heureusement que j'avais acheté de l'eau ! Lorsque j'arrivais, le loup semblait faire les cent pas dans la clairière. Quand il m'aperçut, il courut à ma rencontre. Etonnée, je lui tendis le sac de vêtement que je lui avait achetés, il le prit dans sa gueule et s'éloigna dans les bois. Je posais le sac à dos par terre et m'adossais contre pour manger une pomme.
- Salut. Murmura une voix grave derrière moi.Je me retournais brusquement et découvrit un jeune homme à la lisière de la clairière. De stupeur je lâchais la pomme et restais bêtement assise par terre la bouche ouverte à le regarder.